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 Confiance mortelle

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babas
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Date d'inscription : 16/08/2004

MessageSujet: Confiance mortelle   Jeu 30 Sep - 20:59

Confiance mortelle
Iris Johansen

resumé
Elena est une femme forte et déterminée mais elle est aussi une maman dévouée à son petit garçon qu'elle adore. Or le père de celui-ci, grand ponte de la drogue, décide de le récupérer coûte que coûte pour en faire son digne héritier et d'éliminer Elena si besoin est.
Elena devra user de toute l'expérience de combattante qu'elle a acquise auprès de mercenaires colombiens pour protéger et sauver son fils. Pour lui, elle devra, pour la première fois de sa vie, demander de l'aide. Le troublant Sean Galen est alors dépêché sur place pour la secourir.
Mais s'il est certes plus qu'attirant, saura-t-il pour autant gagner sa confiance ?



Extrait


Prison de Belém, Colombie

Elena Kyler frissonna en voyant qu'un cafard grimpait le long de son bras. Elle le chassa. Mon Dieu ! Les cafards. Elle détestait ça. Et cette cellule en grouillait. Enfin, cela valait toujours mieux que les rats...
Oublie. La vie ne se résume pas à cette cellule. Il suffit de s'échapper. De penser à quelque chose de beau. Comme le père Dominic te l'a toujours dit, il n'y a pas d'autre moyen de supporter l'insupportable. Mais la situation présente n'est pas à proprement parler insupportable. Ce qui serait insupportable, ce serait de céder. De laisser la victoire à ce salopard.
Non, Elena n'avait pas envie de penser à quelque chose de beau. La beauté n'avait pas à pénétrer dans cette cellule. Ni la beauté ni les choses qui comptaient à ses yeux.
Elle se blottit dans sa couverture. Elle avait froid. Durant la journée, c'est la chaleur qui la faisait souffrir. Dès la tombée de la nuit, on gelait. Et la cellule était encore plus humide que ces cabanes où on l'avait enfermée lors du voyage pour venir ici. Sans parler de la couverture qu'ils lui avaient fournie : on n'aurait pu trouver plus mince, ni plus déchirée. Elena n'avait pas fermé l'œil de la nuit.
Arrête de t'apitoyer sur toi-même.
Il y aura peut-être des occasions à saisir.
Les gardiens, ici, étaient imbus d'eux-mêmes. Ils étaient trop sûrs d'eux. Ils ne connaissaient pas encore Elena Tyler.
Tiens-toi prête. L'heure viendra.
Elle écarta la couverture et commença ses échauffements. Ensuite viendraient les exercices. Ses quatre heures d'exercices quotidiens. Elle s'y astreignait depuis qu'ils l'avaient capturée. Du coup, elle avait repris des forces. Des forces dont elle aurait fatalement besoin puisqu'elle n'était pas armée. Elle avait toujours englouti ses maigres rations jusqu'à la dernière miette. Ainsi, elle conservait sa forme physique. Et elle pouvait consacrer toutes ses heures de veille à préparer son évasion.
Le moment venu, elle serait prête.


San Francisco

- Il est là ? demanda Ben Forbes dès qu'il eut pénétré dans le bureau de John Logan. Vous avez réussi à lui mettre la main dessus ?
- Il est là, répondit Logan. Ou plus exactement il sera là dans quelques minutes.
Il ajouta en se renversant dans son fauteuil cuir de décideur :
- Mais il m'a demandé de vous prévenir, il n'est pas preneur, pour ce boulot. Il dit qu'il en a sa claque, d'aller faire le con en Colombie.
- On en a tous notre claque, reconnut Forbes avec lassitude.
Il avait sur les épaules de hautes responsabilités à la DEA, la Drug Enforcement Administration, l'agence gouvernementale chargée de la guerre contre les trafiquants de drogue. Il reprit :
- Pourtant ça continue. Il faut bien que quelqu'un fasse quelque chose, non ?
- Vous expliquerez ça à Galen. Il a perdu deux hommes la dernière fois qu'il a voulu exfiltrer des gens là-bas. Et il n'aime pas ça, perdre ses hommes. Pas plus qu'il n'aime travailler avec la DEA. Il ne serait même pas venu à cette réunion si vous n'étiez pas de vieux potes.
- Vous aussi, vous êtes l'ami de Galen. Et depuis plus longtemps que moi. Vous ne pourriez pas user de votre influence sur lui ?
Logan secoua la tête.
- Galen n'est pas influençable. Il suit son idée. Vous ne resterez pas longtemps copain avec lui si vous essayez de le faire changer d'avis.
Forbes était bien placé pour savoir que Galen ne jouait pas comme tout le monde. Galen avait tout fait dans sa vie : le mercenaire et le contrebandier. Non sans mener, dans les intervalles, une foultitude d'autres carrières pas très nettes. Cela dit, qu'il joue ou ne joue pas comme tout le monde, il n'y avait pas meilleur que lui quand il s'attelait à un boulot. La question ne souffrait aucun doute.
- J'ai vraiment besoin de lui, Logan.
- Il a touché un million de dollars pour le repêchage de ce cadre des cafés Folger. Vous avez les moyens de vous aligner ?
- Non, dit Galen en apparaissant au seuil de la pièce. Il n'a pas les moyens.
Galen s'avançait dans le bureau d'un pas nonchalant.
- Comment allez-vous, Ben ?
- On a connu des jours meilleurs, soupira Forbes en lui serrant la main. Mais les choses pourraient s'arranger si vous acceptiez de coopérer.
- Je sors d'un boulot difficile. Je pars en vacances. Il alla s'installer dans l'un des fauteuils destinés aux visiteurs.
- Logan et moi, reprit-il, avons décidé de nous payer un séjour à la mer. On va pêcher le gros. En eaux profondes.
- Vous allez vous ennuyer, dit Forbes. J'ai plus intéressant à vous proposer.
- M'ennuyer un peu, dit Galen en riant, voilà exactement ce dont j'ai besoin en ce moment. Ma mère me disait toujours de ne pas jouer avec les autres si je ne voulais pas d'histoires. En tout cas, pas avec les fédéraux. Les fédéraux veulent à chaque fois mener le bal à leur façon, c'est bien connu.
- Préférez-vous que je sorte, messieurs ? intervint Logan.
- Pourquoi on te virerait de ton propre bureau ? dit Galen. Ça ne prendra pas longtemps.
Logan, à nouveau, se renversa dans son fauteuil.
- D'accord. Faites comme si je n'étais pas là.
Facile à dire, songea Forbes. John Logan était du genre entreprenant. Pas du tout homme à s'effacer. Mais il occupait une place importante dans les milieux d'affaires, et ce n'était pas en s'effaçant qu'il l'avait atteinte. Cela dit, il y avait quelque chose de bizarre dans le fait de les voir associés, ces deux-là. Logan et Galen. Deux êtres aussi différents que la pierre et le mercure. Pourtant, on les sentait proches. Des rumeurs couraient selon lesquelles Logan, avant d'accéder au rang de magnat, avait pris part à des opérations extrêmement louches menées par Galen. Voilà qui avait dû créer entre eux des liens solides, propres à résister au temps. Était-ce un élément sur lequel s'appuyer ?
- Ne vous gênez pas pour entrer dans la partie, John. Si le cœur vous en dit. Je sais combien vous vous investissez dans ce foyer de réinsertion pour toxicos à Los Angeles...
Logan faisait non de la tête. Il répéta :
- Faites comme si je n'étais pas là.
Forbes poussa un soupir et se tourna vers Galen.
- N'ayez aucune crainte à traiter avec le gouvernement des Etats-Unis. La DEA n'interviendra pas.
Galen haussa les sourcils.
- Mais vous en faites partie, de la DEA !
- Je travaille à mon compte sur ce coup-là.
- Vous croyez que l'oncle Sam va apprécier ?
- Non. Mais ça fait partie du contrat. En dix ans, c'est la première occasion vraiment sérieuse qui se présente de mettre la main sur Chavez.
Galen demeura impassible, mais quand il reprit la parole, ce fut avec une voix légèrement changée, détail qui ne pouvait échapper à Forbes.
- Chavez ?
- Rico Chavez, oui. Chavez, du cartel Chavez. Je crois que vous avez déjà eu affaire à lui.
- Il y a deux ans.
- La fameuse opération où vous avez perdu deux de vos hommes, non ? Quand vous avez essayé de délivrer William Katz, ce cadre de l'industrie du café. Il était retenu par des rebelles qui réclamaient une rançon. Chavez a lâché ses hommes pour leur donner un coup de main. Vous ne vous étiez pas attendu à une telle réaction de sa part.
- D'habitude, ce sont les rebelles qui protègent les seigneurs de la drogue, pas le contraire. Alors comme ça vous êtes aux trousses de Chavez ?
- Ça fait des années que je suis à ses trousses. J'ai failli le choper à deux ou trois reprises, mais les conditions n'étaient pas réunies. Cette fois, ça pourrait marcher. Seulement, j'aurais besoin de votre aide.
Galen plissa les yeux.


L'auteur

Iris Johansen
Romancière très populaire, Iris Johansen vit en Georgie, près d'Atlanta.
Auteur d'une cinquantaine de romans sentimentaux, elle s'est lancée à la fin des années 90 dans l'écriture de thrillers. Devenue la rivale de Mary Higgins Clark et Patricia Cornwell, elle sait passionner des millions de lecteurs en rendant crédibles ses personnages féminins, non conformistes et toujours très attachants. Elle sait en outre allier avec talent intrigue policière et enquête conduite sur la base de technologies scientifiques de pointe.
Iris Johansen a déjà vendu plus de huit millions de livres depuis le début de sa carrière et a reçu de nombreux prix pour ses romans



Avis


Un bon thriller attelant, mais qui reste assez classique dans le genre, et un suspense correct. Une lecture agréable qui vous tiendra en haleine pour le finir.

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